À moins de deux semaines de la marche annoncée par la coalition de l'opposition C64, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, multiplie les appels à l'apaisement afin d'éviter toute tension sur la scène politique congolaise.
Le mercredi 24 juin 2026 à Kinshasa, le ministre a réuni autour d'une même table des représentants de l'opposition, de la majorité présidentielle ainsi que des organisations de la société civile.
Les échanges ont porté sur la protection des citoyens lors des manifestations publiques et sur les mécanismes susceptibles de prévenir d'éventuels incidents.
Samuel Mbemba a rappelé que son ministère a la responsabilité de veiller à la promotion et à la protection des droits humains de tous les Congolais, sans distinction politique.
Il a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité des participants aux différentes manifestations prévues dans les prochains jours.
À l'issue de la rencontre, le ministre a particulièrement attiré l'attention sur les enjeux sécuritaires liés à l'organisation d'une manifestation dans la commune de la Gombe.
Selon lui, les autorités compétentes et les organisateurs doivent travailler de manière concertée afin de préserver la vie et l'intégrité physique des citoyens.
« Nous devons tous faire preuve de responsabilité afin d'éviter toute situation susceptible de mettre en danger la sécurité des citoyens congolais », a-t-il déclaré.
Abordant les revendications portées par plusieurs figures de l'opposition, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et d'autres responsables politiques, Samuel Mbemba a estimé que les discussions autour d'une éventuelle réforme constitutionnelle doivent se dérouler dans le respect des principes démocratiques et des mécanismes institutionnels prévus par la loi.
Les participants à cette réunion ont également recommandé la mise en place d'un cadre permanent de concertation réunissant acteurs politiques, société civile et institutions publiques. L'objectif est de favoriser le dialogue et de prévenir les tensions dans un contexte marqué par des divergences persistantes autour du débat constitutionnel.
À quelques jours de la mobilisation annoncée, les autorités misent sur la concertation et le sens des responsabilités de l'ensemble des acteurs afin de garantir l'exercice des libertés publiques tout en préservant l'ordre public et la stabilité du pays.
Blaise Abita
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