Dans une tribune publiée le 14 juin 2026, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a réagi aux récentes déclarations de l'ancien président de la République, Joseph Kabila, qui affirmait dans son message du 11 juin ne pas avoir été « entendu » ni « compris ».
À travers un texte particulièrement critique, Julien Paluku s'interroge sur le parcours politique de l'ancien chef de l'État et remet en cause son rôle dans plusieurs épisodes de la crise sécuritaire qui secoue l'Est de la République démocratique du Congo depuis de nombreuses années.
Le ministre estime que de nombreuses questions demeurent sans réponse concernant les rébellions successives du CNDP et du M23. Selon lui, les événements actuels ainsi que la présence de Joseph Kabila à Goma alimentent les interrogations d'une partie de l'opinion publique sur les relations présumées entre l'ancien président et certains acteurs de la crise sécuritaire dans l'Est du pays.
Dans sa tribune, Julien Paluku évoque également les figures de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda, estimant que plusieurs épisodes de l'histoire récente de la RDC méritent davantage d'éclaircissements. Il affirme que les révélations et les évolutions observées ces dernières années conduisent aujourd'hui certains Congolais à reconsidérer leur lecture des événements passés.
Le ministre accuse par ailleurs Joseph Kabila d'entretenir une proximité politique avec le Rwanda et avec certains responsables associés à la rébellion du M23. Pour Julien Paluku, cette situation expliquerait en partie les critiques croissantes dont fait l'objet l'ancien président au sein de la classe politique congolaise.
S'adressant également aux acteurs de l'opposition, le ministre les invite à tirer les leçons du passé et à privilégier la défense de l'unité nationale ainsi que la reconstruction du pays. Selon lui, la priorité doit rester la préservation de la souveraineté de la RDC face aux menaces sécuritaires qui persistent dans plusieurs provinces de l'Est.
En conclusion, Julien Paluku reprend une phrase du message de Joseph Kabila selon laquelle « les faits parlent d'eux-mêmes », estimant que l'évolution de la situation actuelle permet désormais aux Congolais de mieux comprendre certaines réalités longtemps restées sujettes à controverse.
Abdoul Madjid Koyakele
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